09/11/2010
Via Ferrata
Ya que veo que algunos de ustedes disfrutan de los paisajes que cuelgo muy de vez en cuando en este blog, me he animado a poner nuevas fotos, just for you !
No sé si les comenté que vivo ahora en Lyon ? Pues aquí estamos muy cerca de los Alpes, así que tuve la suerte de visitar un par de sitios preciosos (que sin renegar de mis queridos pireneos, los Alpes son una maravilla).
Unos amigos me llevaron a una "Via Ferrata" (no sé si se llamará así en castellano), que es como un camino de cuerdas y de puentes colgado de la montaña. Digamos que es como escalar pero con la ayuda de unas cuerdas fijas, y que en vez de escalar hacia arriba, se hace más bien de lado, siguiendo un recorrido a lo largo del acantilado.
Pues aquí tienen unas fotos de la via ferrata de Hostias (no es broma, así se llamaba el pueblo !), que queda camino a Ginebra, cuando se dobla "monteadentro" hacia Annecy.
Que disfruten !
un abrazo
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05/10/2010
...que la montagne est belle...
De retour d'une magnifique balade dans les montagnes des Alpes du Sud, je m'empresse de vous faire partager les splendeurs que mes yeux ont encore gardées imprimées au fond de la rétine, tant que c'est chaud quoi ! L'histoire du pourquoi du comment je me suis retrouvée là est quelque peu compliquée... disons que l'ami de la maman de ma copine Ines (je sais, ça se complique déjà!), l'ami de la maman d'Ines, donc, m'a honoré d'une invitation à partager le week end que lui, ses enfants, des amis et les amis des enfants, etc, organisent presque tous les ans en montagne. Nous étions en tout plus de vingt personnes, réunis au gîte de Trescléoux (Alpes du Sud, près de Sisteron), d'ou nous avons fait une première balade le samedi après midi au Col de Garde (1080 mètres ! ça change de Andes !).
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21/01/2010
Puisque le voyage continue
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desde Paris...
Bien le bonjour à tous ceux viennent de temps en temps voir si je vais me décider à dire un mot sur le Retour, le grand Retour qui est maintenant bien consomé... Et bien voilà, on vit maintenant en banlieue parisienne, ça nous change... Le Pérou me semble déjà bien loin, comme si je l'avais rêvé, vous savez, on a souvent l'impression d'avoir rêvé toute la nuit alors qu'en réalité il parait que les rêves ne durent pas plus de quelques secondes... eh bien le Pérou, je l'ai rêvé pendant longtemps, pendant 1 an, et maintenant il se réduit à quelques scondes de souvenirs, à quelques images qui m'apparaissent comme des flashs de temps en temps, exactement comme il m'arrive avec mes rêves... Heureusement que ce blog me donne comme une preuve de la durée du séjour, à moins que je n'aie inventé tout ça dans ma tête... ce cher Lynch avait raison, on peut parfois douter de la réalité du réel à tel point que ça fait peur... Bref, je m'ettendrai peut être sur le sujet une autre fois....
Aujourd'hui, je voulais surtout mettre mon mémoire en ligne, au cas où ça puisse servir à quelque investigateur peruaniste ! qui sait !? je me souviens qu'en faisant des recherches sur internet j'étais tombée sur plein de travaux très utils pour mes recherches. J'ai fait un PDF, j'y connais rien mais il parait que ça permet de proteger le texte... je serai peut-être citée un jour !?!? Voilà en tous cas le fruit d'un an de recherches, qui traite des représentations théatrales de la mort d'Atahualpa, "le dernier des Incas" (dynastie au pouvoir à l'arrivéé des espagnols dans l'actuel Pérou). Sa mort aux mains des espagnols représente la chute du Tahuantinsuyo (l'"empire" inca). Les représentations qui mettent en scène l'arrivée des espagnols, la capture de l'Inca et son execution, et qui sont jouées annuellement dans de nombreux villages des Andes boliviennes et peruviennes, ont longtemps été considérées comme un héritage du théâtre préhispanique, et beaucoup pensent qu'elles auraient été écrites au lendemain de la conquête par un survivant à la tragédie. Dans mon mémoire, par l'analyse du parcours historiographique qui a amené à la consitutuitons de ces lieux communs, je montre que tout ça est peu probable et propose qu'il s'agit plutôt d'une pièce porteuse de valeurs chrétiennes qui aurait pu avoir quelque chose à voir avec le processus d'évangélisation (rien à voir avec les evangelistes, il s'agit juste de l'enseignement de la doctrine chretienne et de la conversion des indiens). Cette année, j'essaie d'élucider plus précisement qu'elle serait cette relation, guidée par la frappante ressemblance des ces représentations avec celles de "moros y crisitanos", jouées en espagne depuis le moyen age... S'il existe une relation entre ces deux formes théatrales, reste à comprendre comment on a pu passer de l'une à l'autre, à quelle époque, et comment sont elles arrivées à être diffusées dans ces immenses territoires des Andes... et bien d'autres questions dont je vous fait grâce. Je vous raconterai tout ça quand j'en saurai un peu plus ! En attendant, le mémoire en PDF est consultable sur le lien ci-dessous ou dans l'onglet Biliothèque sur la gauche de la page d'acceuil du blog. J'espère que tout le monde va bien, tupananchikkama !
Mémoire :
Les représentations de la mort d'Atahualpa; état de la question de la rencontre de deux mondes.pdf
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20/08/2009
cette fois c'est la bonne
Ca y est ! j'ai fini le mémoire ! je redécouvre avec joie la vie reelle, le temps libre et la détente, le bonheur quoi ! mais c'est maintenant l'heure de faire les valises, de dire aurevoir á tout le monde, en prétendant se revoir un de ces jours, entre paris et lima... combien de gens qu'on ne reverra en fait jamais ! dernier passage á la fac, la grande Católica, dont le nom me faisait frémir il y a un an, pour me devenir ensuite si familier... aujourd'hui ce nom est vide de sens mais plein d'images, celle d'un grand campus isolé du monde oú les bambis paissent gaiement tandis que perroquets et colibris fusent entre les arbres... oú celle d'un grand campus isolé du monde oú les bourgeois de Lima jouent á faire les grands penseurs, refaisant le monde dans leurs bouquins qui ne passeront surement jamais les portes de la fac et de son monde, et qui ne seront jamais lus par cette société qui en fait pourtant l'objet... enfin, ce grand campus isolé du monde oú on parle beaucoup beaucoup beaucoup... mais oú on ne fait pas beaucoup bouger les choses (monsieur l'eveque et ses amis veillent-ils á ce qu'on n'en fasse pas trop?...).
Bref, dernier passage á la fac, dernier petit déjeuner au marché, dernier déjeuner avec les potes, derniers achats au marché artisanal et dernier pisco á déguster... ciao Perú !!!!!!!!!!!!!!! hola sarko !!!!!!! ..... je sais si rire ou pleurer...
apres ce dernier message sur le blog depuis le pérou, je pense que j'utiliserai cet espace pour les prochains voyages aussi, il me semble que c'étit pas mal de pouvoir metter des photos et des commentaitres pour les amis et parents qui voulaient s'enquerir de nos pérégrinations. Et puis pour moi c'était super de recevoir vos commentaires qui m'ont mis du beaume au coeur durant toute l'année... merci de votre fidélité, chers lecteurs !! (hihi ! je m'entraine, je vais peut etre pouvoir publier un article sur mon sujet de mémoire dans les prochains mois, mais rien n'est sûr...) Sans rire, merci á tous les yeux bienveillants et á toutes les pensées tendres qui nous accompagnent, car malgré la distance tout ca nous permet d'avoir l'impression d'être entourés, et ca c'est vachement chouette...
á tres vite donc, nous seront bientôt lá !
plein de besos et d'abrazos
Marine
20:54 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09/08/2009
dernieres nouvelles?
Encore désolée pour cette absence, je suis noyée dans les méandres du mémoire, tandis que les jours passent et nous rapprochent de plus en plus du départ... décollage prévu le 22 aout, c est á dire dans... mon dieu dans 13 jours...... je crois que je n'aurai pas le temps de dire aurevoir au pérou comme je l'aurais voulu, avec un dernier petit voyage histoire de revoir autre chose que lima... il faudra donc que je revienne... en attendant, mission mémoire, la tete dans le guidon. Puis madrid le 23 aout, puis les pyrénées, puis paris... on se reverra donc bientot ! j espere que tout le monde va bien, ca va faire de bien de revoir les amis
á bientot donc
Marine
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11/06/2009
Bain de Sang dans la Jungle
Lima, 18/06/09
Depuis 3 jours, les journaux vomissent tout type d informations sur le masacre qui a eu lieu dans la jungle, á Bagua, oú les affrontements entre policiers et natifs ont fini dans une marre de sang. Les morts se comptent dans les deux camps, mais le jeu n'est pas propre, et rappelle les funebres années du terrorisme... aujourd hui on a appris la decouverte d une fausse commune dans laquelle gisaient 20 corps de natifs victimes des affrontements du week end...
Aujourd hui aussi, les représentants étudiants ont affiché un manifeste immense sur les murs réservés á l expression publique. La "proclama" réclame l'arret des violences et l'annulation des décrets inconstitutionnels contre lesquels se battent les indigènes. A 13h, les principaux représentants étudiants ont élevé leurs voix dans le campus, pour appeler á la mobilisation des étudiants et de tout le pays. Une manif est prévue jeudi aprem. Demain soir, un débat avec des représentants indigènes. Aujourd hui, á coté du manifeste qui trone sur les pannaux d affichage, deux questions sont écrites: "¿qué opinas? ¿Qué debemos hacer?". On distribue des bouts de tissus verts, pour montrer engagement. Les "pitucos" (=fils á papa) de la cato (l université catholique) passent indiferents entre les pannaux d affichage et les porte-voix. Les gamines moqueuses se recoiffent en regardant si celui qui parle est mignon ou pas, puis passent leur chemin. Le représentant étudiant est applaudi par les quelques personnes qui lui ont prété attention... le monde s'en fout.
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04/06/2009
MA PREMIERE CONFERENCE !!
Quelle belle affiche ! n est-ce pas ?!?! c'est celle du III Coloque d'Étudiants de Master en Literature Hispanoaméricaine, lors duquel j'ai fait une confèrence sur mon sujet de mèmoire, "Le cycle théatral de la mort d'Atahualpa. Etat de la question." Ce fut une chouette experience, pas de tout repos, mais fort enrichissante. Vous vous doutez bien que la semaine précédente a été absolument horrible, stressante et tout et tout... j'avais très peur parce que quand je suis nerveuse j'ai l'accent francais qui revient au galop, j arrive plus à rouler les R, bref, la catastrophe... Mais comme l'ambiance était plutot détendue lors du Coloque (á la péruvienne...) tout s'est bien passé, tellement bien que je me suis lachée et que j'ai meme fait un peu d'humour... un peu trop d'ailleurs... mon dieu, le monde universitaire est tellement plein de normes et de regles et de lois et de conventions et de trucs frustrants comme ca... j'en arrive à me demander qu est-ce que je fais là moi...
bref, je suis quand meme super contente d'avoir fait cette conference, et ca m'a permis de bien avancer sur le mémoire.
Dans la vie normale (hors-fac) il y aurait bien des choses qu'il faudrait qu'on vous raconte, mais je crois que je vais remettre ca à la prochaine fois.
En attendant, plein de bisous à tout le monde, tupananchiskama !!!!! et vive le quechua !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
PS: voilà un lien pour si vous voulez voir le programme du Coloque. http://discursiva-ed.blogspot.com/2009/05/iii-coloquio-de...
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21/05/2009
Mea Culpa
Mon dieu mon dieu !! Ca fait bien longtemps que je n'ai rien raconté moi... excusez mon silence, mais rien de très marrant ne se passe en ce moment. Je travail à mon mémoire, je me lève pour travailler á mon mémoire, je me couche quand je suis fatiguée de travailler au mémoire, je mange en pensant au mémoire, je..... je n'en dirai pas plus !
Mais vous comprendrez que je vous épargne les détails de l'évolution de la chose... sachez juste que tout va bien, les idées font leur chemin, les choses s'articulent d'elles-meme avec le temps et grace á une mysterieuse formule alchimique qui fait que les milliers de pages que j'ai ingurgitées arrivent á maturité quelque part dans mon cerveau et m'apparaissent alors sous la forme d'idées logiques... c'est un drole de processus, ca me dépasse completement, mais c'est tres interessant de connaitre ca. Bien sur, il y a des jours oú je panique totalement, mais je crois que ca fait partie de la formule alchimique, le stress est nécessaire pour faire murir les choses...
Enfin voilá, pas trop de voyages en ce moment, forcément...
nous avons juste fait une petite escapade á Huanchaco, la plage de Trujillo au nord de Lima, avec les amis Maritxu et Juan (qui sont maintenant rendus au guatemala !! bien le bonjour les loulous !!), pour le week end prolongé de la Semana Santa. Nous avons eu droit á de magnifiques couchers de soleil sur le pacifique, avec la silhouette des surffers qui se découpait sur les vagues enflamées par les couleurs du ciel.
Lors de ce week end nous avons aussi eu l'opportunité de rencontrer des "huaqueros", c'est á dire les pilleurs de tombes et de sites arquéologiques. Il faudra que je vous raconte, c'était interessant. Il faudra aussi que je vous montre quelques photos du musée Larco de Lima que nous avons visité le mois dernier... promis je vous raconte tout ca bientot, lá je retourne á mes bouquins, je veux pas passer la journée sur l'ordi...
J'espère que vous allez tous bien, plein de bisous á tous !! et surtout á ma maman qui se remet doucement de ses aventures...
allez á plus !
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15/03/2009
Notre nouveau CHEZ NOUS !!
et oui, on a déménagé, ce fut soudain, tout à coup comme ça !
(désolée, impossible de prendre une photo correcte à cause de cet arbre !)
une amie d'amis, qui vit dans une GRANDE maison avec un GRAND jardin tout près de la mer, nous a dit qu'il y avait une chambre de libre chez elle, et jeudi soir nous avons pris la décision de déménager. Ça c'est fait hier, d'un coup de taxi, et hop, nous voilà propulsés parmi des espagnoles, une états-unienne, un serbe, un péruvienne, et je ne sais qui encore...
alors voilà quelques fotos de la maison, histoire de donner une idée.
(Le Yann et la maison vus depuis le jardin: les deux grandes fenetres en haut c'est notre chambre !!)
Nous attendons impatiemment Sylvain et Gaëlle, nos amis pyrénéen/parisiano/corse, qui arrivent demain soir à l'aéroport de lima, pour 3 mois de voyage sur le continent magique. Nous avons en fait changé de maison surtout pour pouvoir les accueillir. Maintenant on a une immense chambre et surtout pas de proprios sur place qui nous empêchent de tourner en rond... on sera bien mieux !
(un zoom sur la belle fenetre du salon:)
voilà plein de bisous à tout le monde !
PS: la rentrée des classes c'est demain !! ahhh !!!!
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10/03/2009
Huaraz...et la sorbonne !
Parlons d'abord de la sorbonne: une prof nous a fait parvenir (à nous ses élèves) un communiqué du président de la sorbonne (Paris IV) dont j'aimerai vous faire part. Le voilà:
Message du Président :
"A ce jour, tous les centres extérieurs sont fermés.
A la Sorbonne, il est très difficile de garantir les possibilités
d'accès. D'une part il y a des blocages à l'intérieur; d'autre part, le
filtrage des entrées peut à tout moment se transformer en fermeture
totale par décision du recteur-chancelier, chargé du maintien de l'ordre.
Sur le fond, on constate une radicalisation du mouvement étudiant, et
une montée en puissance des revendications des personnels
administratifs. Cette radicalisation et cette montée en puissance
étaient prévisibles : il y a des mois que nous l'annonçons, en vain. Les
risques sont graves : dérapage avec violences et dégradations,
éclatement du front des revendications, retournement du mouvement, mise
en péril de l'année universitaire.
Or, le mouvement, large et majoritaire dans toute la communauté
universitaire, est légitime, massif et nécessaire face à l'autisme des
ministères relativement à des réformes inacceptables, notamment une
réforme des procédures de formation des maîtres qui représente à la fois
une régression et une agression, et qui reste à l'ordre du jour malgré
les protestations de la CPU, de l'ensemble des syndicats et de multiples
associations représentatives.
La seule solution est la mobilisation forte et continue dans les
manifestations publiques, ce qui implique une gestion maîtrisée de
l'accès aux locaux.
Face à l'attitude de mépris qui nous est opposée, il est plus que jamais
indispensable de manifester, dans la rue et dans les universités, une
résistance résolue, massive et responsable".
Georges Molinié,
Président de Paris-Sorbonne (Paris IV)
Même si je suis à l'autre bout du monde, je tiens à remercier monsieur Molinié de veiller sur les valeurs de l'éducation.
Ça c'est dit.
Ensuite à propos de Huaraz:
nous avons passé un petit week end à Huaraz avec Yann, au coeur de la cordillère blanche, la partie la plus haute de la cordillère des Andes, avec des pics qui culminent à plus de 6000m ( le Huascarán atteint 6768m !). La ville se trouve à 3100m d'altitude, et est le point de départ pour les trecks dans la région. Vu que nous n'y avons passé que deux jours, impossible pour nous de faire du trecking, d'autant plus que la saison ne s'y prete pas vraiment. C'est encore la saison des pluies dans la sierra, et les coulées de boue et chutes de pierres sont frequentes en ce moment.
D'abord la route est magnifique, les paysages sont épustoufflants, comme toujours au pérou... et puis ces ruines sont particulières, elles sont entourées d'un mysticisme palpable...
C'est un des plus vieux sites du Pérou: la civilisation Chavín aurait connu son apogée entre 1000 et 400 av.J.C. Il y a une quantité incroyable de canalisation d'eau souterraines. Apparemment, le bruit émis par l'eau qui coule aurait été un langage divin accessible aux plus sages... et sous le temple qui domine le site, face au fleuve qui constitue le "quatrième mur" de l'enceinte, il y a un impressionnant réseau de galeries souterraines, qui communiquent entre elles par de profondes sortes de fenetres ouvertes dans la pierre, et qui communiquent aussi avec l'exterieurs, comme pour permettre l'aération des galeries...
au centre d'une des galeries de trouve un pilier sculpté haut de 4,5m. On y voit la figure du félin, du rapace et du serpent, la fameuse trilogie andine. Les incas n'auraient donc rien inventé, mais plutot hérité l'idée de la culture Chavín...
Mais le plus grand mystère du site de Chavín réside dans ses dimensions: on retrouve étrangement des multiples de 7 dans toutes les mesures du site: la place centrale est un carré de 7x7, il y a une place circulaire de 21m de diamètre, etc... et les mesures sont exactes, au centimètre près, alors que les Chavin ne connaissaient pourtant pas le mètre, selon les archéologues et autres chercheurs...
et le mur exterieur du temple était orné de tetes de pierre, les "cabezas clavas". Aujourd 'hui il n'en reste plus qu'une, les autres étant dispersées dans les divers musées du monde... (je crois me souvenir qu il y en avait une quarantaine...) La tête a les crocs du félin et des serpents sur la tete...
bref, c'est un site impressionnant et mystérieux...
Sur la route du retour, après plusieurs averses tout au long de la journée, la route était envahie par les pierres, la boue et l'eau... la route taillée dans la montagne reçoit ces cadeaux de la nature à chaque nouvelles averse. Dernièrement, sur la "carretera central" qui va de lima à Huánuco, un éboulement ("huaïco" en langage local) a bloqué les véhicules pendant plusieurs jours. Les marchandises ont pourri dans les camions, les gens souffraient de déshydratation après plusieurs jours coincés entre les rochers et les embouteillages... ce genre de situation arrive tous les ans à la saison des pluies. Car c'est la pluie qui fait tomber les rochers sur les pentes à pic, et qui gonfle les fleuves qui viennent grignoter la route petit à petit, avec une violence jamais vue... pour nous qui ne connaissions que les remous de l'Adour à la fonte des neiges, c'est un spectacle incroyable...
bref, sur la route du retour de Chavin, nous avons eu de la chance car les chutes de pierres ne nous ont pas empêché de circuler...
Huaraz est aussi le début d'une magnifique vallée qui descend vers la chaleur tropicale. À quelques km des pics enneigés, on trouve une végétation déconcertante, une température agréable, des cultures verdoyantes... et des eaux thermales !! alors bien sûr, on en a profité ! on s'est retrouvés dans une grotte qui suinte naturellement de l'eau à 45ºC.... je vous dis pas le sauna de rêve ! en pleine montagne ! sympa... et entre les "thermes" et huaraz, en rentrant, on s'est arrétés à Tarica, petit village connu pour ses céramiques. Le Yann a pu y acheter 3kg d'argile pour faire un atelier "découverte argile" avec les gamins de "Juan Pablo", la maison où il fait l'atelier de peinture. Prix défiant toute concurrence: 2 soles le kilo d'argile (verte)! D'ailleurs, je suis invitée à accompagner les enfants de l'atelier et Yann à la plage d'ici 15 jours ! (et oui, ici c'est encore l'été...): accompagner les enfants à la plage, c'est la punition de yann pour être arrivé en retard un jour à l'atelier de peinture !et oui, il fait respecter les regles...
Et puis pour conclure le roman, laissez moi vous dire qu'on a enfin trouvé du bon fromage à Huaraz ! et du jambon de pays comme on fait chez nous (mais quand meme à la peruvienne..)!! c'est pas négligeable après 7 mois à manger du gouda et du jambon blanc !!
voilà, sur ces bonnes nouvelles gustatives, plein de bonnes choses à tout le monde !
je reprends les cours dans une semaine, alors les voyages seront moins fréquents... mais ces grandes vacances auront été bien remplies de beaux paysages et de découvertes... j'ai presque hate de reprendre les cours, dont les cours de quechua, et de pouvoir laisser les grands-mères bouche bée de voir une gringita parler leur langue... c'est toujours un grand moment !
allez salut !
Tupananchiskama !
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03/03/2009
Lima Lima....
voilà, finalement, après avoir écrit le dernier message, j'ai été de plus en plus malade... faut dire que les bombes à eau à cajamarca avaient préparé le chemin à la bronchite... arrivée à Huamachuco, qui -je l'ai appris plus tard- se trouve à 3200m d'altitude, j'ai commencé à ne plus avoir de force.. j'ai donc pris un bus pour la côte, pensant faire escale à la plage vers trujillo histoire de reprendre des forces pour ensuite remonter dans la sierra. Mais comme le hasard fait bien les choses, dans le bus j'ai rencontré un jeune homme qui allait à lima en voiture depuis trujillo. Je me suis dit que c'était un signe et qu'il fallait que je profite de l'aubaine pour rentrer à lima. Et me voilà donc à Lima ! C'est ce jeune homme, Pedro, qui est ingenieur dans une des mines d'or de la région où je me trouvais, qui m'a fait réaliser l'altitude à laquelle on était. Je me suis alors rendue compte que je souffrais du mal d'altitude, le soroche ! eh ben je peux vous dire que ça fait un drole d'effet ! et plus le bus approchait de la cote, mieux je me sentais.
une fois arrivés à trujillo, le soir, nous avons récupéré la voiture de Pedro pour filer droit vers lima, tout le long de la cote, durant toute la nuit. Ça aussi c'était une aventure ! Nous avons été arrétés plusieurs fois par la police qui controlait les papiers. À chaque control, les policiers nous exhortaient à la prudence. Il faut dire que cette route cotière est le terrain gardé des pirates de la route !! D'ailleurs nous n'avons pas croisé une seule voiture pendant la nuit, seulement des bus et des camions de marchandises... beaucoup de camions (il faut s'imaginer les camions avec un plateau encardré par des bouts de bois qui font office de barrières pour maintenir les marchandises, très peu de camions fermés...) beaucoup de camions donc mettent des arbustes avec des épines derrière leur cargaison pour éviter que les pirates ne montent sur le plateau pour leur voler la marchandise... Un policier nous a expliqué la technique de "la aleta del tiburón" ou "l'aileron du requin": les pirates tendent une ligne de clous sur la route et vous attendent quelques metres plus loin quand vous aurez besoin d'aide pour changer votre pneu ! serviables les gars ! c'est là qu'ils vous braquent... La zone la plus dangereuse est vers Chimbote, ancien grand port mal fréquenté... l'activité maritime ayant chuté, les "pirates" restés à port se rabatent sur la panamericana !
bref, nous sommes arrivés sains et saufs apres quelques 10h de route
là, j'essaie de convaincre le Yann de m'accompagner à Huaraz le week end prochain pour voir les ruines de Chavin de Huantar. Je vais essayer d'acheter un nouvel appareil photo... en attendant, stand by photo... à mon grand désespoir...
au fait, je commence à venir à bout, à force de patience et de aïes, de la couche de peinture rouge qui recouvrait ma tete depuis mercredi dernier... la victoire est proche !
j espere que tout le monde se porte bien, en particulier Fernando !
à bientot !
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25/02/2009
Cajamarca ou le desastre...
Salut ! je suis actuellement à cajabamba, un village de la région de cajamarca, au nord du pérou. J'ai passé les 4 derniers jours à Cajamarca pour le carnaval, comme prévu... mais le carnaval de cajamarca c'est pire que les fetes de bayonne... un bordel incroyable, des milliers et des milliers de personnes, incroyable... mais je ne peux pas vous montrer les photos promises car dans cette folie on m'a volé mon appareil photo, ainsi que mon téléphone portable... dès le premier jour... maman, papa, ne vous en faites pas, tout va bien, tout le monde s'est fait voler quelque chose pendant cette fete, on ne pouvait pas y échaper...
bref, que je vous raconte un peu:
le carnaval de cajamarca dure un mois entier. le jour où je suis arrivée, le 21 fevrier, c'était le jour où tout le monde se balance de la peinture et de l'eau dessus. les murs des rues sont tous couverts de peintures, tout le monde est de toutes les couleurs, en tee shirt sous la pluie, avec les bandas qui jouent 24h/24h. J'ai été acueillie par un "couchsurfer" (un membre de couch surfing, ce réseau de gens qui s'hebergent dans le monde entier) qui, à peine étais-je descendue dus bus, m'a présenté ses potes et c'était partie, la fêtes avait commencé. et là, les gens sont dans la rue jour et nuit, à danser autour des musiciens en chantant les chansons typiques du carnaval.moralité, ces 4 jours à cajamarca n'ont pas été de tout repos... le premier jour, celui de la peinture, quelqu'un m'a recouvert les cheveux de peinture, mais de peinture tres epaisse qui ne part pas à l'eau.. j'ai donc une couche de peinture rouge sèche sur la tete.. sympa... je l'enlève petit à petit avec des produits pour enlever le vernis à ongle... mais c'est laborieux.
Le jour le plus important du carnaval c'était ce lundi, avec un immense défilé qui a duré toute la journée, le "corso". C'était magnifique. Les gens montent des estrades de fortunes tout le long du parcours du défilé, et vendent les places assises pour quelques soles. Il y a des milliers de spectateurs, partout, sur les toits, les poteaux electriques, les estrades, etc... Et tous les coprs de metiers défilent avec leurs costumes plus beaux les uns que les autres, allant du typique costume andin de cuzco aux masques de Venises... il y a de tout. chaque quartier de la ville défile, chaque école, etc. Et pendant le défilé, les spéctateurs se balancent des bombes à eau. Tout le monde est muni de seaux entiers de ballons de bodruche préalablement remplis d'eau. Alors pendant toute la journée, pendant tout le défilé, ça fuse dans tous les sens, tout le monde est trempé, et tout le monde a mal partout à force de se prendre des bombes à toute vitesse. Mais il fait froid ici ! on est à 2500 d'altitude, sous la pluie, moralité, maintenant tout le monde est malade !
l'alcool typique pas cher des fetes nocturnes du carnaval c'est le "calentito", un tors boyaux à base d'eau de vie de canne à sucre et de jus d'orange... 5 jours après, j'en ai encore mal au ventre... et au crane !!
Bref, apres 4 jours fatigant à cajamarca, je me suis empressée de reprendre la route.
Aujourd hui à cajambamba, à la recherche de représentations de la mort d'atahualpa, je n'ai rein trouvé d'interressant. Je pars donc cet apres-midi pour Huamachuco, pour rejoindre petit à petit Huaraz puis Lima.
J espere que la suite des aventures sera plus chanceuse...
je vous tiens au courrant !
ciao !!
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20/02/2009
Merci Bullie
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11/02/2009
Projet social dans les Andes centrales
Salut les amis, parents, fans, et les autres !
Nous voilà de retour, le Yann et moi, de la Sierra Central, où nous avons passé quelques jours dans le cadre du boulot de Yann. J’explique : une collègue de Yann, qui est coordinatrice au pérou d’une association quebecoise, lui a proposé de l’accompagner à Jauja, plus précisément dans le village de Marco (dans les Andes centrales), où elle devait emmener un groupe d’étudiants québécois pour étudier les possibilités d’aides au développement que les « occidentaux » pourraient apporter au village. L’expérience me paraissant très intéressante, je me suis incrustée au groupe ! Et ce fut effectivement une très belle experience.
Le village de Marco vit principalement de l’agriculture, et un peu de l’élevage. Le maire cherche à augmenter les entrées d’argent dans le village, entre autre par le développement d’un magnifique site archéologique qui se trouve sur les hauteurs du village, qu’il reste à restaurer, conserver, etc. À Marco il y a aussi beaucoup d’argile, mais plus personne ne connait les techniques autrefois utilisées pour faire les marmites et autres objets avec cette matière. De même, la commune possède plusieurs métiers à tisser, mais personne du village ne sait s’en servir… Bref, le problème à Marco, c’est qu’il manque des gens qui pourraient enseigner des savoir-faire, qui pourraient engendrer des productions qui pourraient amener de l’argent…
En ce moment c’est les vacances scolaires mais les péruviens font ce qu’ils appellent des « vacances utiles ». Dans beaucoup d’endroits les écoles restent ouvertes pendant une partie des vacances, et les enfants font des activités ou des cours de mise à niveau. Le lendemain de la session de jardinage, nous fait des ateliers avec les enfants dans la salle communale. Les étudiants québécois avaient emmené le materiel necessaire pour faire des attrape-reves (traditionel des indiens du nord nord nord de l’amérique) et de la peinture. Alors pendant toute une matinée, on a fait un atelier peinture et un autre de fabrication d’attrape-rêves ! C’éatait super chouette !
Les professeurs qui accompagnaient les enfants étaient tout aussi enchantés qu’eux ! Moi aussi d’ailleurs, maintenant on a un bel attrape-rêve fait maison au dessus du lit ! Et puis ça m’a rappelé les joies de l’animation !
Ensuite, le maire voulait nous montrer le site archéologique, Tunanmarca, qui constitue un projet commun avec plusieurs communes voisines. Alors le lendemain nous sommes allés visiter l’endroit, accompagnés par quelques enfants de l’école. (il faut dire aussi que les enfants sont partagés entre les temps passé à l’école et celui passé dans les champs, à aider leurs parents au travail.) Le site est impressionnant, toute une montagne (grosse coline) est totalement recouverte de restes de constructions en pierre jointes par du mortier. Des centaines et des centaines de petites maisons rondes en pierre blanche, au milieu d’un paysage magnifique où les immenses nuages font des ombres géantes sur les cultures de toutes les couleurs qui habillent la montagne (les plants de patate en fleur violets sont magnifiques !). Mais le site est totalement laissé à l’abandon, et apparemment victime de nombreux pillages. Il y a des bouts de céramiques un peu partout, qui datent d’on ne sait quelle époque…. Beaucoup de pierres aussi, beaucoup de quartz qui se forme sur les pierres ou dans la terre. C’était vraiment incroyable.
Et voilà, après quelques jours passés entre Jauja at Marco, nous avons repris le bus pour Lima, soit 7h de bus dans un paysage magnifique, à travers la région minière du Cerro de Pasco.
Dans le futur proche, Yann va peut être retourner à Marco pour enseigner quelques techniques du travail de l’argile.
Moi j’ai commencé à travailler serieusement à mon mémoire de master, et je suis à la recherche de pièces de théatre ou de danses qui représenteraient la « rencontre » entre espagnols et incas et la capture d’Atahualpa, « le dernier des Incas ». À Jauja, j’en ai profité pour aller à la mairie, me renseigner sur les danses représentées pendant les fêtes annuelles, fouiner dans la bibliothèque de la ville, etc.. Rien pour moi dans ce coin là, mais la machine est lancée, je repars dans une petite semaine vers le nord, dans la cordillère blanche, pour continuer mes recherches. J’ai prévu de fouiner de village en village jusqu’à Cajamarca, où le carnaval battra son plein à la fin du mois, c'est-à-dire pendant que j’y serai !! Donc, au prochain numéro, il y aura des photos du carnaval !
Allez, plein de bisous à tout le monde !
Tupananchiskama !
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30/01/2009
PS
PS: Je rappelle, au cas où tout le monde n'aurait pas vu, que vous pouvez voir beaucoup plus de photos sur les albums que j'ai mis en ligne. Pour ça il suffit de cliquer sur le lien à droite : PHOTOS EN LIGNE !!
(parce que je raconte beaucoup de conneries mais les photos ne trompent pas...)
17:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Machu Picchu & Cie
Dans la folie des dernières semaines, je n'ai même pas pris le temps de raconter le voyage que nous avons fait avec ma maman et Tata Hihi. Il faut dire que ces vacances ne sont pas de tout repos... A peine étions nous rentrés de la jungle, le 1er janvier, que maman et tata débarquaient, le 3 janvier ! Je devrais laisser la plume à ma mère pour ce récit, car elle a tenu un carnet de voyage très détaillé ! Maman, si j'en oublis, ne manque pas de me le faire remarquer !
Nous avons donc passé quinze jours à se balader, d'abord à Cusco et dans les environs, ensuite sur la cote désertique, à Nasca. Il faut préciser, pour remettre les choses dans leur contexte, que ma mère ne connaissait pas d'autre pays que la France et l'Espagne... autant dire que le dépaysement fut total, et que ses accès d'enthousiasme et d'admiration atteignirent des sommets ! Nous avons passé une semaine à Cusco et environs, où on en a pris plein les mirettes. Près de Cusco, la "Vallée Sacrée des Incas" cache des trésors sans pareil. Les sites arquéologiques se succèdent, chaque village a sa zone arquéologique.
Donc, nous sommes allées nous ruiner dans ces merveilleuses montagnes... faut dire que ça vaut le coup. C'est vraiment magnifique. Après avoir visité les sites de Pisaq et Ollantaytambo (tous deux très beaux), nous voilà parties pour le Machu Picchu !
Là ça a été l'aventure...
On accède au Machu Picchu par la ville de Aguas Calientes. Mais pour acceder à Aguas Calientes, il n'y a pas de route: il n'y a que la voix ferrée ! Et les touristes n'ont pas le droit de monter dans les trains des péruviens ! Il y a des wagons exprès pour les gringos (oú les péruviens n'ont pas le droit de monter), à 31 dollars MINIMUM le billet !! aller simple biens sur !! Et une fois qu'on est à Aguas Calientes, il y a un bus qui monte aux ruines du Machu Picchu, pour 10 dollars de plus ! (toujours aller simple)... [cela dit, pour ceux que ça interesse et qui auraient du temps, depuis ollantaytambo on peut prendre un bus pendant 6 heures jusqu'à Santa Teresa, puis monter en quelques heures de marche jusqu'à Aguas Calientes, d'où on peut monter en une ou deux heures de marche jusqu'au Machu Picchu, d'où on peut monter en deux heures de marche jusqu'au Huayna Picchu... il suffit d'avoir des jambes !] Nous, nous avons pris le train pour gringos, puis nous sommes montées à pied au Machu, puis au Huayna Picchu ! Et ça grimpe ! Je crois que maman et tata, du haut de leurs 50 et 58 ans respectifs, étaient les seules de leur age à monter à pied ! Encore chapeau les filles ! En tous cas, ça valait le détour, c'est vraiment magnifique.
Après une semaine à Cusco et environs, où nous avons été accueillis et guidés par les potes, Juan et Maritxu, (merci les popins !), qui vivent actuellement à Cusco, nous sommes allées faire un tour à Nasca. On était ruinées, vu que les filles avaient craqué le budget du voyage dans l'artisanat cuzquenien multicolore (humhum...) mais on s'est dit que ça valait le coup de se mettre à découvert pour voir les fameuses lignes de Nasca, qui forment des dessins géants si on les observe depuis le ciel. Certains pensent que le peuple Nasca comuniquait ainsi avec les extra terrestres... qui sait, après 6 mois au pérou, je commence à croire que tout est possible...
donc à nasca nous avons fini de nous ruiner en payant un prix excessif pour survoler les lignes dans un petit avion. Personellement, sur les 30 minutes de vol, j'en ai passé au moins 20 à vomir... c'était super sympa... j'ai pas vu grand chose des lignes mais les filles m'ont dit que c'était très joli... enfin, 60 dollars, ça fait cher le vomi tout de meme...bref, on voit très bien les lignes sur les cartes postales...
Changeons de sujet, euh... après on a filé à Ica, sur la route de lima. Là, ma mère, qui est éleveur de chevaux, a voulu voir un élevage de chevaux péruviens, le fameux Paso Péruano. Et comme le hasard fait bien les choses, nous nous sommes retrouvées dans la propriété du plus grand éleveur et cavalier du pérou, don Alfredo Elias, qui a donné des instructions à son personnel pour qu'ils nous emmènent voir les écuries. Les palfreniers de Monsieur nous ont sellé un cheval pour que nous goutions personnellement le plaisir de trotter sur un cheval de Paso: c'est comme d'etre assis dans un fauteuil ! rien avoir avec le tape-cul auquel on a droit avec n'importe quelle autre race de chevaux.
Voilà, après cette dernière rencontre, nous avons repris la route pour lima, d'où les filles repartaient bientot, une bouteille de pisco dans le sac, les appareils photo pleins à craquer, le sourir jusqu'aux oreilles, et, j'imagine, des images plein la tete.
Après 6 mois ici, maintenant que j'ai ma routine, mon quotidien, c'etait marrant pour moi de les voir vivre le choc de la découverte. Je pense que ce voyage les a marquées, car le pérou ne laisse pas indifférent, tout est trop différent...
Maman, Tata Hihi, merci d'être venues jusqu'à chez moi, d'avoir partagé un peu de cette réalité.
Alors, c'est qui les suivants ?!?
On vous attend ! A toute !
17:08 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
03/01/2009
Heureux qui comme Ulysse...
Yann et moi sommes rentrés hier d’un beau voyage de 2 semaines ½, qui nous a amené à Huánuco, sur le versant oriental des andes, puis à Tingo María, à la limite des andes et de la jungle, puis à Pucallpa, oú nous avons pris un bateau pour Iquitos, sur le bord du fleuve amazone, et de là nous somme partis dans la jungle pendant une semaine, près du village de Puerto Miguel. J’ai l’impression que ce voyage a duré deux mois, plutôt que deux semaines… D’abord, lorsque nous avons quitté Lima en bus pour Huánuco, nous sommes passés par des paysages magnifique. En traversant les Andes, on passe par des regions minières où les montagnes ruissellent de minéraux, ce qui leur donne des couleurs incroyables : sur une meme montagne, il y a des traînées de roche rouge, violette, orange, jaune, verte, bleuatre… c’est vraiment impressionnant. Les villes qui se nichent au cœur de ces montagnes sont des villes de mineurs, grises, poussiéreuses, perchées à des miliers de metres d’altitude. Au plus haut, entre 4000 et 5000m, les lamas sont parqués entre des murs d’adobe, quand ils ne sont pas en train de paître dans l’ immensité aride. Au bout de la route, il y avait Huánuco, une petite ville bien sympa, où les gens semblent entretenir des croyances bien à eux. Près de la ville se trouvent les ruines de Kotoch, qui font partie des plus anciennes ruines du pérou : on a retrouvé des restes qui dateraient de 3000 av.JC !! Lorsque nous sommes allés les visiter, nous avons fait la rencontre d’un monsieur qui vendait de l’artisanat sur le site désert. Il nous a fait une visite guidée des ruines, à coté desquelles il habite depuis toujours. Pour chaque pierre il avait une petite histoire à nous raconter. Sa vision du site nous a enchantés. Il était plein d’admiration et de respect pour ces constructions millénaires. Au fur et à mesure de la balade, lui et sa petite fille de 5 ou 6 ans nous ramassaient des petits bouts de terre peints de couleurs millénaires… nous sommes repartis avec les poches pleines de fragments de céramiques, et il y a meme un bout qui avec des motifs incrustés dans la terre… c’est fou ! A Kotoch nous avons aussi rencontré un des gardiens du site, qui nous a expliqué la tradition millénariste de Pachacuti, qui prévoit le retour de l’inca, que lui attends avec impatience… Dans la montagne au dessus des ruines, il y a une grotte avec des peintures rupestres qui représentent des signes étranges… des petits bonhommes, des serpents-dragons, le signe de l’infini… Les gens racontent que les habitants de l’antique Kotoch avaient développé une spiritualité avancée, et les actuels habitants de Huánuco semblent plus penchés sur le spirituel et le mystique que sur la religion catholique, comme s’ils avaient hérité du sens de ces signes peints dans la grotte, qui s’appelle Quilla Rumi, La Pierre de Lune.
C’est donc dans une ambiance magique que nous sommes partis de Huánuco, direction Tingo María. La route domine les derniers reliefs des Andes, au creux desquels les nuages lourds de pluie nous offraient un spectacle magnifique. Mais à Tingo María, nous avons été frappés par la différence de mentalité comparé à Huánuco. Nous n’avons pas trainé dans cette ville grouillante car nous ne sentions pas les bien venus. On s’est fait insulter par un vieux sur le marché, puis un jeune homme nous a appelés « les grands guerriers blancs »… ils ont pas encore digéré la conquête…
Nous avons donc filé à Pucallpa, où nous avons sauté dans le premier bateau pour Iquitos, le Henri 6. Ce bateau, c’est un peu le AirComet maritime : on sait jamais quand on va partir… certaines personnes étaient montées sur le bateau trois jours plus tot, mais le départ était repoussé de jours en jours. Nous on a eu de la chance car le bateau n’est parti que quelques heures après qu’on soit montés. Et nous voilà partis sur le fleuve Ucayali, qui, plusieurs centaines de kilomètres plus loin, s’unit avec le Marañon pour former L’Amazone. Nous avons navigué du 19 au 23 décembre. Le bateau était plein à craquer car beaucoup de gens rentraient dans leur famille pour passer les fêtes. Et là, c’est pas comme en France tout bien rangé chacun à sa place, non non non… c’est tout le monde monte sur le bateau, et dans la nuit les employés vous réveillent pour payer votre billet. Mais quand tout le monde monte, c’est un bordel incroyable. Le bateau était surchargé. Dans tous les villages où nous nous sommes arretés, des dizaines de gens descendaient du bateau et des dizaines montaient, dans un chassé croisé qui m’a rappelé le métro parisien aux heures de pointe un jour de grève… Au final, alors que le bateau avait une capacité de 200 personnes, nous étions 400 à cohabiter, les uns sur les autres. Le repas sont inclus dans le prix du billet. Mais comme la nourriture était prévue pour 200 personnes, les cuisines se sont vites retrouvées à sec, et nous avons fini le voyage à la soupe de riz avec de moins en moins de riz, et à la purée de banane TRÈS diluée. Il était temps qu’on arrive… Mais les quatre jours sur ce bateau furent vraiment sympa. Ça faisait longtemps que j’avais pas eu le temps de bouquiner pour le plaisir. On a rencontré un couple de bretons, crêpiers de profession, (à qui on envoie bien le bonjour !), avec qui on tuait le temps en jouant qu UNO. Pendant que Yann faisait de la peinture avec les gamins, nous on apprenait à d’autres à jouer au uno. C’était vraiment sympa. Au bout de deux jours tout le monde nous connaissait sur le bateau (forcément, les gringos on les repère vite…) Nous étions 4 français, une espagnole et un japonais à attirer l’attention. Sur 400 personne faut dire qu’on était en minorité…
Bref, nous sommes finalement arrivés à Iquitos avant noël, au soulagement général (c’était le 23/12). Le lendemain nous partions pour une semaine dans la jungle, la selva, avec un guide qui travaille pour l’hotel où nous avions aterrit, l’hotel Las Golondrinas. Le guide, Wilson, à qui j’envois toute ma gratitude et tout mon respect, nous a fait vivre une magnifique experience.Son neveu, Romi, qui est aussi guide un de guides de l’hotel, a aussi contribué à nous faire passer un merveilleux séjour. Ils nous ont accueilli avec beaucoup de gentillesse, eux et toute leur famille, et je n’oublierai jamais ces gens, que je reverrai de toutes façons certainement. Ils ont construit un ‘‘campement’’ à quelques 260km d’iquitos, près du village dont ils sont natifs, Puerto Miguel. Nous avons rejoint Puerto Miguel, qui se trouve sur le bord de l’Ucayali, après deux heures de bus et autant de barque à moteur. De l’autre coté du village coule un petit fleuve, le cumaseva, que nous avons remontés sur plusieurs kilomètres pour arriver au campement, au cœur de la foret. Quatre petites maisons sur pilotis (en saison des pluies l’eau monte de 3 metre de plus qu’en ce moment) dont deux sont fermées par des moustiquaires (pour les gringos) et les autres sont ouvertes sur la nature (pour la cuisine et les locaux) constituent le campement. Nous y avons passé 7 jours de rêve, à écouter des bruits d’animaux plus surprenants les uns que les autres, faire des balades dans la selva, piquer des tetes dans le fleuve infesté de piranhas, pêcher, chercher les caïmans au beau milieu de la nuit, lutter contre les moustiques… Je vous raconter tout ce qu’on a fait, ce serait trop long. Mais nous avons vu plein de belles choses, plein d’animaux (des singes, un loutre, des dauphins roses, des tarentules, des serpents, des salamandres, un caïman…) plein d’oiseaux (des perroquets, des martins pecheurs, des hérons, des colibris, et plein d’autres) et plein d’insectes énormes (des cigales géantes, des fourmis géantes, des araignées énormes, des lucioles par milliers, des papillons multicolores, des libellules géantes…). J’avoue qu’on était pas fiers quand on avait envie de pisser en pleine nuit, lampe de poche en main, à traquer le moindre mouvement, à scruter les chiottes avant d’oser baisser son pantalon… Tous les bruits de la nature s’amplifient pendant la nuit, c’est un concert incroyable.
Le jour, il y a des oiseux jaune et noir, les caciques, qui imitent les chants des autres oiseaux, et même le cri des grenouilles ou des singes araignées. Ils sont trop incroyables, et ils fouttent un bordel pas possible. Dans la jungle, c’est le royaume des moustiques. Derrière notre guide en short et T-shirt, nous étions emmitouflés des pieds à la tête, avec juste les yeux qui dépassaient. Les moustiques arrivaient quand même à nous piquer dès qu’on sortait la main pour faire une photo, ou autour des yeux, sur le front, et même à travers du pantalon ou du polo à manche longue… à force de me badigeonner de répulsif super fort (d’ailleurs tout à fait inutile), j’ai finit par m’iriter la gorge et j’ai chopé une bronchite. Wilson n’a coupé de la uña de gato, l’écorce d’un liane qui pousse dans la jungle. Je me suis soignée à coup d’infusions. Nous avons découvert les vertus de plein plein de plantes et d’arbres, avec lesquels on a soigné la diarhée du breton (nous étions partis avec nos amis crepiers) et la verrue de Yann. On a appris plein de choses. Le breton s’est aussi fait soigner le dos au village par la rebouteuse du village, la « curiosa », qui m’a dit qu’elle m’apprendrait son savoir si je restais quelques mois au village…
Ce lieu, ce village, cette jungle, cette vie, tout ça a été dur à quitter… Tellement de choses à apprendre… il ne me reste plus qu’à terminer la fac pour pouvoir aller chercher une autre sorte de savoir…
De retour à Lima, bien que la ville soit tranquille en ces premiers jours de l’année car tout le monde est en vacances (c’est les grandes vacances ici), je tends l’oreille pour entendre le chant des oiseaux. Ma maman et ma tata doivent arriver demain. Ensuite nous partons pour Cusco, destination le Machu Pichu. Mais le souvenir que Puerto Miguel sera dur à chasser. D’ailleurs je ne veux pas le chasser. J’espère qu’un jour je vous écrirai que j’y retourne !!
En attendant, si vous voulez aller faire un tour au pays des merveilles, dites le moi, je vous donne le contact de notre guide-docteur-ami.
Au prochain épisode, le Machu Pichu avec maman et tata Hihi ! bisous à tous !
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03/12/2008
kikou !
des bisous ! Marine
ps: si charlagathe et melyannis regardent j'ai donné mon accord pour la photo sur internet. Yann
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25/11/2008
Arequipa
Donc voilà, ce week end c'était week end prolongé à Lima, car il y avait l'APEC, une grosse réunion avec les copains asiatiques histoire de signer quelques contrats de plus entre le pérou et les pays du soleil levant. C'est pour cette reunion que tout Lima était en branle depuis des mois, ils ont refait toutes les rues principales pour pouvoir accueillir messieurs les éconimistes dignement pendant 4 jours... plusieurs mois de travaux pour 4 jours de parade... ainsi va la vie ! et l'économie !
Comme tout le monde, j'ai donc profité de ce week end prolongé pour prendre un peu l'air, direction Arequipa, la villa blanche, mais pas de brume celle là, bien au contraire : 300 jours d'ensoleillement par ans ! non, c'est la pierre utilisée pour la construction des maisons qui a donné son surnom à la ville (voir photos !) C'est une très jolie ville, mais qui a néanmoins un défaut : les camions-poubelles font une petite musique marrante mais légèrement saoulante à la longue : la lettre à Élise version sonnerie de téléphone portable... en boucle !!
A part ça, c'est très sympa. Mais le mieux à Arequipa, c'est ce qu'il y a aux alentours : les volcans, la montagne, et le fameux Canyon del Colca, le deuxième canyon le plus profond du monde après son voisin le Cotahuasi. C'est magnifique, bien que très aride à cette saison (les pluies arrivent bientot !). Plusieurs villages bordent le canyon, dont Chivay au début, et Cabanaconde deux heures de route plus loin. Après avoir passé 14h dans le bus de Lima à Arequipa (by night) nous voilà partis à Cabanaconde, 5h de bus officiellement (6h30 en traduction péruvienne), by night aussi, départ à 3h30 du matin... en attendant l'huere de prendre le bus nous nous sommes réfugiés dans une discotèque pour échapper au froid... mais, erreur !! c'est pas une bonne idée de boire trop de pisco (alcohol national) avant de monter dans un bus, surtout quand la moitié de la route est une piste de terre et de pierres et qu'on passe un col à 4700m sur la route... l'alcohol et le soroche (mal des montagnes) ne font pas bon ménage, croyez moi... Bref, de bon matin, nous voilà arrivés à Cabanaconde (je voyageais avec ma colloc María et 5 potes péruviens, dont une autre colloc, qu'on a vite laissé faire leur vie car c'est pas très facil de voyager à 7...). Donc de Cabanaconde nous avons pris le chemin qui mène à l'oasis, 2000m plus bas, au creux du canyon. Quelques heures de marche en plein soleil nous ont bien préparées pour apprécier comme il se doit les piscines d'eau chaude (tiède) qui vient des montagnes environnantes et le trampage de pieds dans le glacial río Colca qui coule au fond du canyon. Sur le chemin nous avons pu admirer quelques magnifiques condors.Dans l'oasis on a rencontré plein d'amis touristes, dont beaucoup de français (on peut pas voyager tranquil !). Le chemin que nous avons emprunté pour aller à l'oasis permet aussi d'acceder à l'autre versant du canyon, oú il y a quelques villages isolés qu'on ne peut atteindre qu'à pied ou à dos de mulle. Sur le chemin nous avons été dépassés plusieurs fois par des campesinos portant des grands tubes en plastique (?) longs de plusieurs metres, posés sur une épaule, faisant avancer leur mule chargée (comme une mule !) de l'autre main. Puis on les voyait s'éloigner en trotinant sur le chemin du versant d'en face... ils montaient aux villages isolés, peut etre pour installer des canalisations d'eau (ou le tout-à-l'égout, qui sait ?)... c'etait un drole de spectacle. Nous on glissait sur chaque pierre, le pied incertain sur le chemin à pic plein de poussière et de rochers, et eux ils trotaient avec plusieurs kilos de tuberie sur l'épaule... et nous qui nous croyions courageux...
Enfin voilà, le lendemain il a fallu remonter à Cabanaconde... dure epreuve !j'en ai encore mal aux mollets ! nous avons profité du lever du jour pour ne pas souffrir de la chaleur, départ à 5h du mat, ce qui nous a permis d'admirer le lever de soleil sur le canyon. Quelques 3h30 plus tard nous admirions de nouveau la vue depuis Cabanaconde. De là, départ pour Chivay, ou nous avons pris un bain bien mérité dans les eaux chaudes (brulantes cette fois ci !) de la Calera. Imaginez la scène : Marine dans une piscine à 40 degres entourée de montagnes, une bière bien fraiche dans la main, le soleil et le chant des oiseaux... ça a été dur de sortir... oui maman, je t'emmenerai si tu veux ! (mais au castéra ce sera bientot pareil, sauf peut etre la température de l'eau...). Ça fait du bien de voir les montagnes, et puis les andes sont vraiment majestueuses (mais bien sur que les pyrénées sont aussi majestueuses !). Ça m'a rappelé la Bolivie, ces montagnes pelées, les matés de coca et les vetement colorés des femmes, avec leur chapeaux plus surprenants les uns que les autres... les mamitas à la voix aigüe, les mots en quechua dans les conversations, les gamins qui demandent de l'argent contre un photo, la moukire au nez et un regard d'adulte... pas facil de passer inaperçu quand on est gringo... et encore moins dans les andes qu'à Lima...
bref on en a pris plein les yeux et plein le coeur... la suite c'est que du bus : bus de chivay à Arequipa, avec des paysages magnifiques et des lamas partout, puis d'Arequipa à Lima via la panaméricaine et plusieurs heures de route dans un désert plat qui s'étend à l'infini... puis l'arrivée dans la brume, puis carrement dans les nuages, et Lima qui se divise petit à petit... arrivé ce matin à 7h30, j'ai filé en cours apres ma premiere douche en 5 jours... j'avoue que j'étais pas très concentrée...
la semaine prochaine les partiels commencent, ça tombe bien, Yann arrive vendredi (mais si mais si !!). C'est bientot les grandes vacances (le 14 décembre !). On a prévu de passer noel dans la jungle, à Iquitos, dans la famille d'une colloc. (Iquitos c'est cette ville où on ne peut acceder qu'en avion ou en bateau). Ou peut etre qu'on profitera de l'été pour aller en terre de feu... on se tate.. on vous tient au courrant !
allez, des bisous ! Ciao !
16:08 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03/11/2008
Ecuador
je suis arrivée en Equateur en avion, à Guayaquil, oú la chaleur était au rendez-vous.. c'que c'était bon de quitter Lima pour trouver le soleil ! j'ai été accueillie par une amie de Couch Surfing, ce site internet qui permet à tous les globe trotteurs du monde entier de se rencontrer. J ai eu droit à une visite guidée de la ville, la ville la plus peuplée d'équateur, où il y a un marché couvert dont la structure a été conçue par monsieur Eiffel en personne. Au programme : jus de coco, belles églises, peintures murales, iguanes géantes qui bronzent au milieu des passants dans le "parc aux iguanes", musée arquéologique plein de pièces merveilleuses provenant des nombreuses cultures equatoriennes, ascension de la coline Santa Anna, où se trouve la vieille ville coloniale, et qu'on gravit au fil de 444 marches pour arriver au phare qui domine la ville et les deux fleuves qui l encadrent, et fiesta avec les couch surfers du coin, qui m'ont appris de nombreux pas de danse pour améliorer ma salsa !
Le lendemain, j'ai retrouvée Anna, une de mes colocatrices de Lima, allemande, qui m a accompagnée dans mon périple équatorien. Départ pour Cuenca, très jolie ville verdoyante à 2500m d'altitude. Pour y arriver en bus on traverse le parc national de Podocarpus par le nord : je me croyais dans le parc national des pyrénées !! c'est les mêmes montagnes douces et vertes, avec le petit ruisseau au fond de la vallée où s'abreuvent les vaches en liberté ! j'étais comme une gamine, à répéter à Anna "c'est comme chez moi ! c'est mes montagnes ! c'est trop beau !". Et dans ce carde familier surgit la différence : au lieu du paysan bigourdan avec son beret, apparait la campesina andine avec ses tresses brunes dans le dos, son chapeau traditionnel et sa jupe brodée ! c'est là que je me suis rendu compte que je n'étais pas dans les pyrénées !
Près de Cuenca il y a une ville thermale qui s'appelle Baños (comme Bagnères !!!), toute jolie toute mignonne, à flan de volcan, aux alentours de 3000m d'altitude... là c'est le pied : piscine thermale à ciel ouvert, avec vue sur le village et la montagne, et bains turcs dans des grottes naturelles avec des branches d'eucaliptus qui embaument l'air brulant... huuummm... je vous le conseille, c'est tellement agréable !
Et puis 80km au nord de Cuenca il y a les ruines d'Ingapirqa (=le mur inca), ruines qui auraient hebergé l'Inca Huayna Capaq durant ses "vacances", construites sur les batiments d'une civilisation locale anterieure aux incas. Le coin est beau comme tout, les lamas se baladent sur le site qui est très bien entretenu. Dans le musée du site on explique les differentes étapes de fouilles et de restauration. La Condamine serait passé par là, parmis d'autres.
Toute la région est comme ça, montagneuse et verdoyante, avec plusieurs comunautés indigènes où on parle quechua, voisines des villages plus "modernes" où les expatriés aux Etats Unis viennent construire leur maison une fois qu'ils ont fait fortune... on dit qu'il y a plus d'équatoriens à New York qu'en Equateur ! Toutes les personnes que nous avons rencontré avaient de la famille aux Etats Unis, et parfois TOUTE leur famille... D'ailleurs l'Equateur a adopté le dollar comme monnaie officielle !...
Après tout ça, nous sommes descendues plus au sud, à Vilcabamba, via Loja où un jeune homme (dont le papa vit aux Etats Unis) rencontré dans le bus nous a hebergé pour la nuit. Sa maman, charmante, très catholique, nous a accueillies les bras ouvert, et nous a offert une "panela", un pavé de sucre de canne brut, que sa famille produit dans une fabrique aux portes de la jungle. Ce cadeau nous a servi tout au long de notre voyage, pour sucrer le café ou pour reprendre des forces en montagne. Car nous sommes allées en montagne... car donc Loja n'était qu'une escale sur la route de Vilcabamca... Vilcabamba signifie "la vallée sacrée", c'est la capitale de la longévité, les vieux y vivent centenaires, il parait que c est grace au climat particulierement parfait, avec juste ce qu il faut de chaleur, d ensoleillement, de pluie et d humidité. c est là que commence la foret humide, aux portes du parc national de podocarpus, coté ouest. Là bas TOUT pousse : le manioc, la banane, la canne à sucre, l'avocat, les produits de la côte, de la montagne et de la jungle, reunis au même endroit ! l attraction touristique du village, en dehors des hotels avec jacuzi, c est les balades en montagne, à pied ou à cheval. alors ont est parties à cheval pour monter jusqu'à un refuge communautaire que des villageois ont construit avec des gardes forestiers à 2700m d altitude,dans le parc national. 4h de cheval sur un terrain très esacarpé où nos fragiles chevaux de club se seraient cassé les 4 pates sur les 100 premiers metres... mais là les petits chevaux de montagne grimpent sur la roche ou sur la terre glissante, d'un pied sûr et d'un coup de hanche imbattable (on a quand meme mis pied à terre plus d une fois). Les paysages sont splendides... le refuge est blotti au milieu d une foret enchantée sortie tout droit d un conte de fée, pleine de lichens et de fleurs de toutes sortes.
(la petite tache jaune en bas de la photo c'est le refuge vu d'en haut, après 2h30 de marche)
Nous avons passé deux nuit dans ce paradis, au milieu des bruits de la nature, des peroquets, des faucons, des orquidées et des insectes géants !!... d ailleurs, nous les aventurieres, on était pas fieres en pleine nuit au milieu des araignées géantes et des papillons qui font un bruit de ventilateur en volant... on est pas bien courageuses pour ce genre de choses... Dans le refuge il y avait aussi 3 gardes forestiers qui venaient passer une semaine pour repertorier des infos sur les plantes et les animaux. Ils ont pu nous montrer les empreintes d ours, nous donner le nom de toutes les plantes et de tous les oiseaux, ce fut une riche rencontre... d ailleurs ils m ont assuré que je pourrais trouver du boulot dans le parc national... j'ai gardé leur contact, on sait jamais, l'idée pourrait murir !
voilà, pendant ces trois jours de montagne on a marché au moins 4h par jour, depuis j'ai mal partout, mes fessiers en ont pris un coup, mais je savoure le souvenir physique de l'ascension au paradis... j'ai vraiment adoré cet endroit. Clément, tu serais devenu fou devant cette diversité végétale ! j ai fait plein de photos des plantes pour toi, je les mettrai sur internet, sur "PHOTOS EN LIGNE", comme d'hab.
Mais comme toute bonne chose a une fin, il a bien fallu finir par redescendre, le vendredi matin... apres plusieurs heures de marche, puis de bus, puis de nouveau de bus puis d'avion, le samedi soir j'étais de nouveau à lima... sur le chemin du retour on a fait escale à Cuenca de nouveau, pour prendre un petit dejeuner sur le marché oú les cochons rotis entiers gisent sur les étales... ce fut le dernier petit plaisir équatorien.
Demain je reprends les cours, le travail m'attends... la prochaine escapade est prévue pour fin novembre, il y a un week end prolongé, juste avant l'arrivée de Yann, que j attends avec impatience (et patience !). Apres on sera tout les deux sur les photos de voyage !
voilà le roman prends fin, je sais pas si quelqu un aura le courage de lire en entier, moi ça m'a fait plaisir de me rappeler de tout ça depuis le début. Je garde un doux souvenir du paradis... Allez la suite au prochain épisode ! Ciao !
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21/10/2008
Señor de los milagros
chose promise chose dûe : voilà quelques photos de la procession du Señor de los Milagros, au centre de Lima ce samedi 18 octobre :
pour cette fête tout le monde s'habille de violet, même les tout petits !
et puis en plus, sur le chemin de la procession on est tombés sur une feria gastronomique ! au menu : anticuchos (brochettes de coeur de boeuf), rocoto relleno (poivron-piment farçi), jus frais de maracuyá et cocona, chicha morada, tarta de tres leches et... le meilleur : les piquerones, delicieux beignets ronds ensevelis sous une sorte de sirop de figue-pruneau au miel.... huuum !!! à s'en lécher les doigts !!
voilà j ai aussi eu l'honneur de voir Raul García Zárate en concert à la fac, LE guitariste péruvien par excellence, magnifque, qui joue des thèmes traditionnels peruviens dont les plus connus sont surement "El cóndor pasa" et "Adiós pueblo de Ayacucho" (visible sur You Tube)
22:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15/10/2008
salut !
juste un petit mot pour dire que tout va bien....
ça fait longtemps que j ai rien écrit, parce que ça fait tout aussi longtemps que je suis pas sortie de Lima, où ma vie tourne principalement autour de la fac et de la maison... à la fac y a des bébés bambis qui sont nés ! et puis à la maison tout se passe bien, on est entrain de composer une chanson avec les collocs à la guitare, accordéon et charango (sorte de petite guitare des andes)... bref le quotidein quoi. Le week end prochain y a une fete religieuse importante : El señor de los Milagros. L'histoire raconte qu'un esclave indien (sous la colonie) a peint un christ noir sur un mur, et que c'est le seul mur de lima qui n'est pas tombé pendant le grand tremblement de terre qui suivit. Depuis il est fêté tous les ans pendant tout le mois d octobre, mois pendant lequel il y a le plus de tremblements de terre. J'essairai de faire quelques photos pour vous faire partager tout ça en image. Voilà sinon pas grand chose, à part que je commence à bien maitriser la salsa !! (il faut bien se détendre en ces periodes d'examens !)
et puis dans 10 jours je pars en équateur donc je commence à trépigner... plein de bisous à tout le monde, et spéciale dédicasse à Barbara, Christiane et Sylvain pour qui j'espère que tout se passe bien à paris ! ciao !
06:08 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07/10/2008
ahhhhh !!!!
attention nouvelle croustillante !!!
hier j'ai vécu mon premier tremblement de terre péruvien !!!
un grand moment d'émotion !
4 sur l'échelle de richter !! (ça je savais pas mais je l ai vu dans le journel aujour dhui)
voilà c est tout !
je voulais partager ça avec vous...
22:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01/10/2008
Trujillo
De retour de Trujillo donc où on célèbre depuis ce week end la fête du Printemps. Malheureusement le gros de la fête est le week end prochain ! mon bon, ce week end avait la fête de la jeunesse ! plein d'enfant et de jeunes gens ont défilé dans la ville jusque sur la place centrale où ils ont tour à tour dansé en habits traditionnels plein de différentes danses péruviennes... c'est comme si nous on dansait une bourée bretonne sur les champs élysés et que c'était normale... ! c'est fou ici il y a plein plein plein de danses typiques d'autant de régions diférentes... des danses plus africaines, d'autres plutot "andines", ou encore de la selva.. enfin une cantité de danses qui conitnuent d'etre pratiquées partout... biensur, les couleurs jaillissent, les hanches se balancent et les jupes volent ! sinon Trujillo est connu pour les ruines de Chan Chan qui sont toutes proches. En gros y'a eu deux grosses civilisations importantes, dans la vallée : Moche entre le siecles I et VIII et Chimu apres jusqu'à être conquis pas les Incas au XV... (qui eux memes ont ensuite été conquis pas les espagnols...) Bref de l'époque de ces deux civilisations il reste des ruines incroyables : Chan Chann, la Huaca de la Luna, la del Gragon, la esmeralda, et plein de tas de terres inexplorés qui promettent... La Huaca de la Luna (moche) est incroyable : le site n'as pas été restauré, il est seulement conservé depuis qu'il a commencé à etre fouillé, et les couleurs sont incroyablement vives. Le dieu AI-PAEC ouvre ça bouche crochue et ses yeux de hibou sur tous les murs !c'est pres de ces ruines qui se dressent dans le desert que j ai pu photographier celui que j'ai baptisé "l'oiseau-vengeur-masqué" ! Il est noir, avec la tete rouge vif et une bande noire sur les yeux !!
ailleurs, à chan chan (chimu), des fresques ornent le site, arborants des reliefs de pélicans, poissons ou misterieux animal dont certains disent que c'est une louttre et d'autre un écureuil.. qui sait ! (ce site a lui été restauré en grande partie)
mais Trujillo, c'est la cote, donc c'est le désert, mais c'est aussi la plage !!
je ne suis offert avec courage mon premier bain péruvien ! mais le pacifique est quand meme pas chaud à cette époque de l annéee..! enfin j ai quand meme pris des couleurs
et puis Trujillo c'est aussi les restaurants qui ventent leur poisson frais et les touristes qui se retrouvent malades le lendemin... et oui, comme quoi c'est pas en mengeant les papitas rellenas des mamies sur le marché qu'on tombe malade, malgré ce qu'on pourrait croire.. c'est bien (ou aussi) dans les restos !on est bien fragiles !
mais Trujillo c'est surtout la bonne humeur, le rire facil, les climat plus clément qu'à Lima, ce qui rends les gens plus marrants... et puis nous on les fait bien rire aussi : les gringos ont a un succes fou aupres des "trujillins(?)", surtout la gente masculine aupres des colégiennes en jupe reglementaire ! je rigole pas, c'est fou, on se faisait harceler dans la rue par les colegiennes qui voulaient faire des photos avec nous ! tout le monde dans la rue pouffe de rire quand il voit un gringo et dit "helloooo" d'un ton exagerement foutage de gueule américain...! au début c'est marrant mais enfin c'est dur de voyager discret.. à Lima on passe quand meme plus inaperçus, tout comme un japonais passe plus inaperçu à paris que dans un bled du gers.. (c'est un exemple)
tout ça pour dire que qu'on a beau se sentir chez soi, y'a quand meme une diference entre ceux qui prennent des coups de soleil et ceux qui en prennent pas...
A lima le printemps arrive, doucement mais surement. Le quotidien de la fac oblige à oublier qu'on aurait pas du manger cette tarte à la fraise pleine de chantilly juste avant de faire 8h de bus de nuit..
tout va bien quoi !
j'ai mis plus de photos de Trujillo sur picasa (toujours le lien "photos en ligne" à droite)
en attendant le prochain voyage (Arequipa peut etre ?) je reprends docilement mes livres de cours... jusqu'à quand ? haha !
sur ce final grandiose, bonne continuation à tous
05:58 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23/09/2008
mon chez moi
enfin ça m'empeche pas de préparer un petit week end prolongé dans le nord du pérou pour la fete du printemps ! départ jeudi soir pour Trujillo ! Au programme : ruines et fête !
les photos au prochain numéro !
tupananchiskama !
07:49 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16/09/2008
post scriptum
Après ma première tentative, je dois admettre que les albums du blog n'ont pas l'air de très bien marcher, alors je vais mettre les photos sur Picasa Web, où vous pouvez acceder avec le lien "photos en ligne". Y'a un peu de tout... voilà c'est tout !
03:43 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
de retour de week end !
retour à Lima, où les nuages, la brume et l'atmosphère pluvieuse sont au rendez-vous...
et dire qu'hier j'étais dans le désert, sous le soleil brulant...
Ce week end avec un pote de la fac on a fait une petite excusion hors brouillard limenien, hisoire de faire le plein d'énergie solaire. On est allés à Paracas, petite ville au bord de la mer et aux portes du parc naturel du meme nom. Paracas est aussi le nom d'une civilisation anterieure aux incas qui vivait dans cette région. Cette zone a beaucoup souffert du tremblement de terre d'aout 2007, et le musée dédiée à cette civilisation est fermé depuis. Partout on voit les traces du tremblement de terre, comme à Pisco, la ville voisine de Paracas, où tout le monde travaille à la reconstruction. Pour l'instant la plupart dorment dans des cahutes, des tentes, ou toute sorte d'abris de fortune. Plus d'un an après le tremblement de terre qui a détruit la région, les fonds nécessaires à la reconstruction ne sont toujours pas arrivés, apparement détournés en route... d'où les récentes revendications lors des manifestations pour l'anniversaire du tremblement de terre il y a quelques semaines.
au large de cette zone desertique on trouve des iles rocheuses couvertes d'oiseaux, de pingouins et d'otaries... qui aurait cru que les pingouins viendraient jusqu'ici ?on a fait le tour de ces iles en bateau (on a meme vu des dauphins !) comme tous les touristes du coin.
Puis direction Tambo Colorado, site arquéologique inca très bien conservé : les contructions en adobe (brique de terre), y'a pas mieux dans le désert !
Nous nous sommes ensuite éloignés de Pisco vers Ica avec l'aide d'un camioneur qui nous a pris en stop. C'était génial : on était dans un camion sur la Panamericana (genre la Route 66 de l'amérique du sud, qui va de l'équateur jusqu'au chili, comme l'ancien chemin inca !) avec la musique de traveler qui allait avec et tout !
Depuis Ica, sur les conseils d'un ami, on a atteint l'oasis de Huacachina. L'endroit est magnifique, digne des paysages de carte postale : au milieu des immenses dunes du désert (style sahara), apparait l'oasis avec son lac, ses arbres, ses oiseaux, ses piscines, ses nuits torrides et tout le touintouin... et l'attraction du coin c'est le sunboard, le surf des dunes ! des especes de 4x4 des dunes vous montent jusqu'en haut, puis le chauffeur vous file une planche, et vous descendez comme vous pouvez la dune... sur le ventre en général ! mais la conduites dans les dunes c'est un peu les motagnes russes, et les chauffeurs prennent un malin plaisir à conduire comme des fous, à faire des gros virages sur les dunes à 90% de dénivelé... pour redéscendre à 200Km/h... coeurs sensibles s'abstenir ! en tous cas les paysages sont magnifiques, le désert est grandiose.... un petite pensée pour jim morrison !
Ce voyage plein de topiques s'est conclu par le retour sur lima, l'arrivée au terminal de bus, l'assault des taxis qui courent apres les gringos (nom donné aux etats-uniens et par extension à tous les blancs)... je vais finir par me teindre en brune...
Je me rappelle avec plaisir de la petite bière au bord du pacifique à Paracas, des pélicans sur la plage, des plages immaculées de la reserve naturelle, de la nuit étoilée vue depuis le haut d'une dune qui surplombe l'oasis de Huacachina, de la bière dans la piscine sous les étoiles au milieu du désert, du lever de lune au milieu du désert... mon souvenir s'arrete là... j'oublie les coups de genoux dans le dos dans le bus, l'acceuil oppressant des taxis à lima.... oublié !
voilà, je mets quelques photos dans un album ci-contre.
j'espère que tout va bien là bas.
spéciale dédicasse à Carmen y Santos, et bien sur à Fernando, qui viennent voir le blog malgré le manque de traduction en español !
plein de bisous à tous ceux qui en veulent !
la suite au prochain épisode !
02:51 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03/09/2008
...suite...
ça fait bientot un mois que je suis là, et je n'ai pas vu le temps passer... je n'ai pas foutu un pied hors de Lima ! c'est fou... je le répète, c'est pire que paris !! ça va encore plus vite ! ou peut etre que c'est l'effet nouveau, découverte... toujours est t il que les semaines passent sans que je m'en rende compte. Ce week end j'avais prévu d'aller faire un tour dans le sud (chercher le soleil, comme dans tous les pays du monde !) et finallement, j'ai tellement de choses à faire à lima que j'ai repoussé le voyage... oui, je sais, c'est dangereux, car il y aura des choses à faire à lima tous les week ends ! un spectacle de cirque qu'ils jouent pour la derniere fois, un colloque sur l'époque coloniale, un spectacle de danse folklorique, une maison à amménager... car j'ai trouvé une maison !! ou plutot un paradis ! une maison de reve dans un coin super tranquile mais à deux pas de l'activité, où il y a plein de péruviens, des français, un colombien, un tchèque, une norvégienne, en tout on est 12 !! y compris la famille propriétaire de la maison qui vit au rez de chaussée et qui est super sympa. et il y a un secret dans cette maison : un petit jardin caché entre les murs, et dans ce petit jardin il y a... ma petite chambre !! j'eménage demain, je ferai des photos, mais il faut que je vous raconte qu'il y a un gros pied de romarin devant la porte de ma chambre (pour mes tisanes des soirs d'hiver) et un bel arbres aux fleurs rouges qui protège mon toit, bref, c'est un petit coin de paradis en plein lima : en plein milieu ! en plus le quartier s'appelle Jesus María ! c'est un miracle !! je sens que je vais être bien. Jusqu'à maintenent je logeais toujours chez Barbara (pour répondre à ta question Sylvain !) qui restera ma maman adoptive péruvienne (oui j'en ai une dans chaque pays) et chez qui je retournerai, je pense, souvent. quand on a gouté au bonheur on peut plus s'en passer !
tout ça our dire que tout va bien...
et je m'arrete là parce que le cyber ferme ses portes !
tupananchiskama !!
02:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24/08/2008
les beaux quartiers
voici quelques photos de lima, les beaux quartiers sous le soleil et les quartier pauvres par un jour pluvieux... hier nous avons eu droit à une belle journée enoleillée, c'est la 2e fois que je vois le soleil en 15 jours, et il parrait que j ai de la chance...
voici un coin de la Pontificia Universidad Católica del Perú (ma fac) sous le soleil :
la vue depuis el cerro San Critobal, avec les gratte-ciels de lima-centre au fond (en regardant bien...) :
une jolie vue de Miraflores, un des quartiers chics de Lima, sous le soleil évidemment :
et enfin un coucher de soleil sur le pacifique (toujours depuis les beaux quartiers) :
depuis les falaises le long de la cote on peut faire du parapente au dessus de la plage, froler les gratte-ciel et faire de l'ombre aux passants. un petit luxe que je m'offrirai avec plaisir par une belle journée de printemps, mais qui rappelle combien les contrastes sont énormes ici. Tout pour certains, rien pour d'autres.
Rien que la fac est un monde à part. A l'interrieur de l'enceinte, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, gazon bien tondu, perroquets, bambis, ecureuils et compagnie, banque, fontaines... et devant l'entrée, vendeur ambulants (handicapés, viellards), embouteillages, jungle urbaine...
c'est comme paris en pire, avec l'architecture en moins...
mais sinon c'est sympa ! le pacifique et magnifique (ça rime), y a des oiseaux de toutes les couleurs, et tout et tout.
bref, viva el perú carajo !
tupananchiskama !
23:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
















